CENTRE MEDICO-PSYCHOSOCIAL POUR VICTIMES DE VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME, DE LA TORTURE ET POUR PERSONNES EXILEES

Services Interprétariat

Service d'accompagnement des patients

Une de nos spécificités, c'est la possibilité pour nos patients, d'être accompagné par un interprète. Nous n'avons pas une équipe d'interprète interne, nous travaillons avec toute une équipe qui vient de différents services d'interprétariat social. De nombreuses consultations peuvent se réaliser dans la langue d’origine des patients qui est parlée par certains thérapeutes de l’équipe. C'est le cas pour l’espagnol, l’anglais, le persan, le néerlandais, l’italien, le russe, le kinyarwanda, etc.

Pour nous, l'interprète social fait partie du cadre thérapeutique car son rôle est fondamental, il permet la communication entre le patient et le professionnel, il a une position charnière entre deux cultures, entre deux systèmes, celui du patient et celui du soignant. L'interprète social nous permet de créer des ponts entre le patient et nous, entre leur culture et la nôtre.

Toutefois, diverses difficultés peuvent parasiter le rôle de l'interprète. Ceux-ci sont de l'ordre de l'incompréhension tel que le sens du silence, le sens d'une question où un désaccord sur une proposition venant du patient ou du thérapeute. Ces difficultés peuvent aussi apparaître quand les émotions s'en mêlent, par exemple lorsque la tristesse, la colère ou l'irritation envahissent la consultation, lorsque le découragement, l'impuissance ou l’épuisement s’expriment dans les séances ou lorsque les souvenirs de l'histoire de l'interprète sont ravivés par le vécu du patient.
Lors de l'arrivée d'un nouvel interprète à Exil, chaque intervenant essaie de prendre le temps nécessaire pour se présenter, présenter l'institution et inviter ce nouvel intervenant à faire équipe avec lui pour pouvoir aider le patient. Nous lui proposons de nous interpeller au moindre doute, difficulté ou malaise lors d'une consultation. Dans des cas difficiles nous veillons à avoir un échange avec l'interprète à la fin de la séance pour pouvoir évaluer l'impact de la séance sur l'interprète et prendre les mesures nécessaires en cas de besoin. Cela peut être de nommer les émotions présentes, ou d’expliquer certains vécus.

Nous essayons autant que possible de garder le même intervenant lors d'un suivi, en particulier pour les suivis psychothérapeutiques. Il est toutefois difficile parfois d'assurer la continuité à cent pour cent, surtout pour des langues telles que le tigrigna, le bengali ou le pashtoun, pour lesquelles peu d'interprètes sont disponibles. A cela s'ajoute que dans une des institutions qui nous fournit des interprètes, celles-ci ont droit à un nombre limité des présentations sur l'année qui sont rapidement épuisées.

En tant qu'interprète et première personne de contact Exil, l'interprète doit pouvoir gérer une grande variété de langues et de cas. Deux éléments jouent : savoir quelle type d'aide le Centre Exil peut apporter et comprendre le patient qui est souvent porteur d'une autre tradition. L'interprète doit tenir compte de ces éléments pendant la traduction car comprendre la façon dont ils présentent leur problème et leur souffrance pourra faciliter le travail de la prise en charge.

Ce premier contact entre le patient et l'interprète est l'élément le plus important pour la suite de la prise en charge.
Le centre Exil reste très attentif au choix de l'interprète afin de rendre possible la prise en charge la plus adaptée. La confiance qui se crée entre l'interprète et le patient facilite entre autres le travail thérapeutique.

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